06.04.2007

Tueurs à gages dans les rues de Paris

Votre mission si vous l'acceptez : flinguer la personne dont l'identité vous est révélée dans ce courrier. Vous êtes deux cent au départ, mais il n'en restera qu'un. Prix de votre réussite : 500$. 

Il s'agit d'un jeu, vous l'aurez compris, qui se déroulera dans les rues de Paris du 3 au 24 septembre prochain. Sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Votre arme: un pistolet à eau géant. Après San Francisco et Londres, ce jeu de rôle grandeur nature débarque en France, organisé par deux fondus, Franz Aliquo, avocat New Yorkais de 31 ans et  Yutai Albert Liao, un informaticien de 42 ans vivant à San Francisco, via leur société Streetwars. Pour en savoir plus rendez-vous sur leur site, ou lisez l'article de Libé sur le sujet. 

Pas plus débile que le concours de petites phrases et d'insultes auxquels se livrent nos candidats à la présidentielle. Courage citoyens, il ne reste plus que seize jours... D.A. 

10.03.2007

Tous chez Fauchon!

medium_Champagne_vins_spirits.jpgCela fait un peu consumériste mais c'est pour la bonne cause vinicole. Grâce au blog de luxe, que je vous recommande, j'ai appris que Fauchon soldait sa cave (place de la Madeleine à Paris), bientôt en travaux. Quand j'écris "soldes" il faut s'entendre bien sûr. Nous sommes quand même dans le temple de la gastronomie de luxe...

Puligny-Montrachet la truffière à 41€ (mais en reste-t-il?), Gosset Celebris à 56 € (au lieu de 80), juste quelques-unes des nombreuses bouteilles proposées jusqu'au 7 avril. Je n'ai pas appelé Fauchon pour savoir comment il répartirait leurs ventes mais je vais y aller de ce pas et je vous tiens au courant très vite.  

25.01.2007

Vivons couchés!


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Pour vivre heureux, vivons couchés, si l’on parodie un adage bourgeois bien de chez nous. Révolution dans nos salons, monôme sous la couette, révolte dans l’aménagement du territoire personnel.

La civilisation du high-tech a envahi les appartements. Télévision (trois heures et demie de consommation moyenne par jour), écrans d’ordinateur, Internet, téléphones mobiles, lecteurs DVD, consoles de jeux, baladeurs numériques, l’espace est bouleversé, autant que la consommation, les comportements,  ou la posture, dans des pièces repensées à l’aune de nos nouvelles habitudes. Là où nos arrières grand-parents posaient une fesse discrète sur une copie de canapé d’époque épique, se gardant bien de s’appuyer sur le dossier, posture vulgaire s’il en était, les jeunes (forcément), adeptes du « couch potatoe », devenue le « on line potatoe », se vautrent sans complexe dans des canapés de plus en plus profond ; ou dans des meubles multi-fonctionnels, un peu lit, un peu canapé, un peu causeuse pour bonne aventure…pour surfer sur le net ou dézinguer les aliens. Les designers, sommés de penser le futur, (n’est pas Orwell qui veut), sont-ils en train de conspirer à la disparition de la chaise ? Incommode, peu pratique pour les longues stations assises devant Internet ou un jeu video. Plus personne aujourd’hui ne se casse le dos à regarder la télévision assis sur le petit fauteuil club qu’adorait nos grands-mères…

De nombreux dîners ont lieu dans les canapés, ou assis sur des poufs (ah le grand retour du pouf sur la vague du pop design). Il faut attendre de passer 35 ans, de s’installer avec femme et enfants, pour dîner assis à table. Désormais seule utilisation concrète de cet objet plusieurs fois centenaire du mobilier classique. Travailler ? A part au bureau, la chaise rencontre de moins en moins d’adeptes. Et chez les ados ou les enfants, difficile de les faire tenir assis sur une chaise à leur bureau, ils ont l’impression de prolonger les cours…Demain on surfera allongé, on dînera allongé, peut-être fera-t-on plus souvent l’amour debout… D.A.

22.01.2007

Dégustation à Ampuis

medium_affichecr1.jpgAvis aux amateurs de ces vins si particuliers que sont le Condrieu et la Côte-Rôtie... De retour de la foire d'Ampuis qui s'est déroulé ce week-end dans ce village au bord du Rhône, je vous rapporte quelques sensations, des informations et mon avis totalement subjectif.

D'abord, c'est une belle manifestation, qui démarre chaque année le troisième vendredi de janvier. On rejoint Ampuis en longeant le Rhône à Vienne : il fait une jolie boucle où le soleil vient parfois s'amarrer. Et là, dans ce village qui semble sorti d'un western de Sergio Leone : une rue principale, des commerces et surtout un vieux bistro datant du début du 20ème siècle, entre Rhône et coteaux où les pieds de vignes s'alignent en rangs serrés. Soixante vignerons viennent proposer leurs vins à la dégustation... et à la vente bien sûr, on est ici dans le commerce, pas dans la philanthropie. 

Condrieu, Côtes-Rôtie restent les stars incontournables et les vins les plus représentés, mais on trouve aussi des Saint-Joseph, Saint-Peray,  quelques Hermitage, Cornas et Crozes-Hermitage. Mon camarade Renaud et moi nous sommes concentrés sur les Condrieu, stars de cette année, Côtes-Rôtie et Saint-Joseph.

medium_affiche_cr_p.jpgOn sait que  ces vins ont la réputation, souvent justifiée, d'être chers, mais à l'heure où le Languedoc pète les plombs, où le Bordelais ne sait plus où donner de la tête entre multitude de châteaux et de prix, Condrieu et Côtes-Rôtie offrent une alternative parfois raisonnable.

Le Condrieu d'abord, et sa robe dorée, son nez fleuri, ses arômes si riches qu'on le croirait parfois sucré alors que ce ne doit pas être le cas... Un bonheur olfactif et gustatif rare... Le meilleur rapport qualité: prix revient à la maison Chèze, avec son Pagus Luminis,déjà une trouvaille l'an dernier, confirmée en 2007. A 20 € H.T., il est imbattable et même l'un des moins chers du marché. De même que son Saint-Joseph blanc, la cuvée Rorée à 13 €, également hors compétition, mais qu'il faut boire vite, ce n'est pas un vin de garde. Autre Condrieu très prometteur, très bien fait, classique, celui de chez Montez (24 €). Les experts voient dans cette maison un futur grand de la région. Chez Villard, avec Les Terrasses (26€), ou chez Cuilleron avec Les Chaillets (30€), on touche au sublime. Quand à Mathilde et Yves Gangloff, leur Condrieu (32€) comme la Côte-Rôtie, ne ressemblent à aucun autre vin présenté ici. Dommage qu'on soit rationné et qu'on ne puisse en acheter que six bouteilles par personne...

Les Côtes-Rôtie de Didier Gerin, Villard ou Semaska, le château Montlys (25 €), moins connu, valent également le détour... Et j'y reviendrai, comme vous je l'espère.