31.01.2007
Traquenard à San Francisco
Dante Mancuso, un solitaire désabusé, revient à San Francisco pour enterrer son père. Il redécouvre North Beach, le quartier italien de son enfance et de sa première vie, quand il était flic. Il retrouve son oncle et les secrets de famille, la belle Marilyn qui devait partir avec lui et les Chinois qui de trafic en trafic ont peu à peu conquis la baie.
Mais Mancuso revient aussi parce qu’il est en mission pour l’Agence, une sorte d’officine parallèle comme les Etats-Unis en produisent tant : il doit infiltrer un réseau de trafiquants de drogue, confondre le chef de la nation de l’islam et faire tomber une famille chinoise. Tout cela doit s’organiser lors d’un rendez-vous dans les entrepôts de sa famille… Famille qui semble partie prenante dans les trafics chinois. De vieilles histoires remontent à la surface, des « amis » de vingt ans se manifestent brusquement…Mais personne n’a vraiment envie que Dante s’éternise.
L’affaire se complique quand son oncle Salvatore est abattu. L’inspecteur Ying fait alors équipe avec Mancuso pour tenter de dénouer les brins de vérité dans cet écheveau chinois. Tandis que les cadavres continuent de s’enfoncer dans les eaux sombres de North Beach, quand les barques sortent le soir, délivrer leur contingent de victimes…
Un polar noir, sans espoir, avec un héros tout en retenu, énigmatique et secret, mais qui ne se laisse pas détourner de son enquête. Même quand il se doute que l’Agence le manipule ou qu’il s’aperçoit que la froide Anita Blonde le file… A déconseiller aux amateurs d’histoires romantiques.
Les vestiges de North Beach de Domenic Stansberry, traduit de l’américain par Samuel Todd, éditions Série Noire Gallimard, 327 p., 19€.
16:15 Publié dans Polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Livre, polar, littérature, San Francisco, Stansberry
30.01.2007
Culture et argent
Je souhaiterais parler d'un autre réchauffement climatique, celui de la culture ou plus exactement des relations de la culture avec l'argent. C'est un sujet d'actualité(s) au regard de la polémique, voir du tollé, que viennent de provoquer les louables intentions du Louvre de monter des partenariats avec Abou Dhabi ou Shanghaï...
Dans le même temps, ce n'est pas un sujet d'actualité car aucun candidat à la présidentielle n'a prononcé le moindre mot sur la culture. Donc après Jean Jaurès et Guy Moquet, j'en appellerai à André Malraux. La France et ses 1200 musées, la France et son patrimoine, découvre avec effroi que la culture ne peut se faire sans argent. Si ! Pour paraphraser l'excellent ouvrage de Michael Baxandall, " l'Oeil du Quattrocento" , paru chez Gallimard, rappelons que la Renaissance est devenue la...Renaissance grâce aux marchands Vénitiens qui commandaient des tableaux. Oui, des marchands ! Et sans être un fin lettré, il suffit de parcourir quelques ouvrages pour découvrir que les Impressionnistes ou plus tard les pères de l'Art Moderne, entretenaient des rapports tumultueux avec leurs galéristes ou leurs mécènes. L'argent toujours l'argent.
Mais en France où la gouvernance de l'État est omniprésente, il ne faut point en parler. C'est d'autant plus tragique qu'aujourd'hui ce sont les mécènes qui font ou vont faire la loi du marché, si l'on observe de près les résultats des transactions engrangés par Christie's ou Sotheby's dans l'univers de l'art contemporain. Ce débat est salutaire sur le fond car il rappelle que la culture ne repose pas que sur le patrimoine. Bien sûr, le Louvre a enregistré pour l'année 2006, 8,3 millions de visiteurs. Bon, et alors...? Dans le même temps le budget du Centre Beaubourg est de 100 millions d'euros avec une subvention de 70 millions de l'État, il faut bien trouver la part manquante et ne pas oublier les acquisitions à faire pour que ce musée continue d'occuper son rang. Quant au mécénat c'est une idée neuve en France comme aurait dit Saint-Just et lorsqu'un mécène est présent sur une manifestation, les tutelles institutionnelles se font plus timides dans l'accompagnement. On prête volontiers toutes les vertus à la culture en matière d'intégration, de compréhension des autres mais il faut arrêter de rougir comme une jeune mariée au soir du festin. L'argent est bon, nécessaire et impératif aux vertus de l'art. Jean-Marc Thévenet
09:05 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Louvre, Mécénat, Beaubourg, Paris
29.01.2007
Allègre et le climat (suite)
Alors que dit Claude Allègre pour susciter autant de polémique ? Il rappelle simplement un principe scientifique, le doute, tant que rien n’a été prouvé formellement.
Et surtout, il exprime ses doutes sur l’impact du CO2 : « Nous ne nions nullement le changement climatique, mais nous considérons que le réchauffement global n'est pas le phénomène essentiel. Si la température augmente de 1 ou 2 °C par siècle et que le niveau de la mer augmente de 25 centimètres, cela ne nous paraît pas catastrophique. Nous pensons, pour notre part, que le phénomène essentiel est l'augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes: canicule ou hiver russe, fortes pluies avec inondations et sécheresse avec manque d'eau potable, tornades violentes et fréquentes. Le tout avec des répartitions géographiques apparemment aléatoires ».
Cela s’appelle mettre les pieds dans le plat, mais pour l’auteur de la célèbre phrase : « il faut dégraisser le mammouth » à propos de l’Education Nationale, on peut s’attendre à des déclarations iconoclastes. Mais celle-ci l’est-elle autant que cela ? Pas sûr, tant il est vrai que beaucoup de phénomènes climatiques, géologiques, océanographiques s’analysent de diverses façons. « La seconde question est celle de l'influence du CO2, poursuit Allègre. Divers paramètres nous paraissent plus importants que le CO2. Ainsi, le cycle de l'eau et la formation de divers types de nuages, avec les effets complexes des poussières industrielles ou agricoles. Ou bien les fluctuations de l'intensité du rayonnement solaire à l'échelle du siècle et de l'année, qui semblent mieux corrélés avec les effets thermiques que les variations de teneur en CO2. »
Et c’est d’ailleurs pourquoi les scientifiques en charge de ces problèmes se servent de calculateurs de plus en plus sophistiqués pour établir leurs modèles. Mais là encore, les interprétations peuvent diverger. Le recueil des données devient plus simple, mais l’interprétation et surtout le choix des solutions, fait encore appel à l’intelligence humaine.
12:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Environnement, climat, Allègre, medias
Le sommet du climat
Aujourd’hui s’ouvre à Paris le sommet sur le climat sous l’égide de l’ONU. On parle de « bombe climatique » et les meilleurs experts gouvernementaux, plus de 500 personnes, vont plancher jusqu’à vendredi. Mais leurs conclusions, déjà connues, sont alarmantes.
Ce rapport de référence du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) se divise en trois parties : le constat scientifique du changement climatique, sur lequel à peu près tout le monde est d’accord, y compris dans les pays en voie de développement. Oui, la planète se réchauffe, de l’ordre de +2° à +4,5°C. Ensuite, vient une partie sur les impacts de ce changement et les possibilités d’adaptation. Là déjà, il n’y a plus consensus. Et enfin, les solutions pour maîtriser les émissions de gaz à effet de serre, encore un sujet de débats et de polémiques, comme en a crée Claude Allègre en octobre dernier.
« Le troisième rapport du Giec, en 2001, s'appuyait sur de nouvelles preuves, mieux étayées qu'auparavant, explique Serge Planton chercheur à Météo France dans un très bon papier de Libé ; pour affirmer que l'essentiel du réchauffement des cinquante dernières années est attribuable à nos émissions. Depuis, cette conclusion prudente a été confirmée par des études nouvelles, qui portent notamment sur d'autres paramètres que la température moyenne de surface (indicateurs de températures océaniques et études régionales) ».
Donc la planète se réchauffe, la fonte des glaces s’accélère et l’homme en est en partie responsable. Les politiques devraient se montrer très attentifs aux conclusions du sommet de Paris, puisque même George Bush, président envié de la nation la plus pollueuse du monde (en attendant que l’Inde ou la Chine reprennent le trophée), en fait une priorité...sous l'impulsion de son opinion publique. Mais là où les polémiques n’auront pas de cesse, c’est qu’on fait peser sur les particuliers la pression d’efforts incessants alors que les plus grands pollueurs sont les états et les industries lourdes. On vous demande de prendre une douche plutôt qu’un bain et de trier vos ordures ménagères, très bien, voilà des gestes civiques que personne ne conteste. Pendant ce temps, Airbus lance un avion gros porteur, les cultures de maïs s’étendent en France, le survol des montagnes en hélico se développe et la déforestation au Brésil continue. Quant aux éleveurs de bœufs aux Etats-Unis (très gros producteurs de CO2) impossible de leur imposer des quotas.
Sans compter que les pays du Sud, en voie de développement (le Sud incluant la Chine), contestent les facteurs pris en compte par les experts, comme étant des facteurs trop « occidentaux ». Bref, une histoire très compliquée, mais vitale pour nos enfants et les générations futures. D.A.
11:10 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sciences, Ecologie, climat, Paris, medias, Allegre
27.01.2007
Platini président
Enfin une victoire française en football. Cela faisait quelques années maintenant que le foot français n’avait rien gagné, pas plus que les sports collectifs d’ailleurs. Depuis l’historique doublé Mondial de juillet 1998 et championnat d’Europe 2000, rien. Le désert.
Fiasco à la coupe du monde 2002, re-fiasco au championnat d’Europe 2004, et une belle mais frustrante finale lors du dernier Mondial en Allemagne. Ne parlons pas des clubs, la ligue des champions brille toujours à l’extérieur de nos frontières. Et Lyon qui promet beaucoup, ne dépasse donc jamais les quart de finale. Alors forcément, l’élection de Platini, 51 ans, à la tête de l’UEFA, le toit de l’Europe footballistique, fait très plaisir. D’abord parce que c’est lui… Il fut l’un des premiers à nous faire croire qu’on pouvait gagner en football. Après les déroutes françaises des années 70, l’humiliation de la finale de Coupe des champions perdue par Saint-Etienne en 1976 contre les teutons du Bayern, Platini a tout rendu possible. Il gagne le premier titre pour la France en 1984, chez nous certes, au Parc des Princes, mais quand même. Ensuite, avec la Juventus de Turin, il prouve qu’un Français peut s’expatrier avec réussite, autrement qu’en vendant de la « french baguette » ou en faisant la cuisine à New York ou Miami. Il ouvre la voie aux suivants, Deschamps, Zidane, Henry, qui gagneront sa Coupe du monde à Paris, puisque c’est Platini qui l’a organisé.
Devenir président de l’UEFA, avec le soutien des petits pays, contre l’establishment (même s’il ne faut pas exagérer, Platini n’a rien d’un Che du ballon rond, il a toujours fait partie de l’establishment), contre Johansson et ses millions d’euros déversés sur toutes les fédérations, contre une certaine idée du foot symbolisée par le G14…voilà qui montre que les anciens joueurs gardent une aura et un charisme que n’aura jamais le directeur administratif issu de l’ENA. Platini va-t-il réformer ? Pourra-t-il imposer ses idées à une administration par définition frileuse face aux millions du business ? On verra, mais pour l’instant, savourons cette victoire. Elles restent si rares en foot… D.A.
A lire aujourd'hui: le papier dans Libé, mais rien dans l'Equipe, qui décidément n'a rien compris au Web et continue de privilégier ces lecteurs "papier".
11:50 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sports, football, Platini, UEFA, Paris, France
26.01.2007
LES REPÉRAGES DE MONSIEUR X
POP /ROCK
La sélection éclectique de l'année 2006 de Monsieur X, le célèbre illustrateur sonore.
BEIRUT Lp“ The Gulag Orkestar”
Aucun rapport avec la ville bombardé, Beirut eSt un artiste américain qui puise ses inspirations dans les nombreux pays de l’Est récemment visités. Des sons pop folkloriques reprenant les fanfares des Balkans, un disque à contre-courant des musiques actuelles.
Extrait « Postcards from Italy » - (Label - 4AD)

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THE GUILLEMOTS Lp Through the Windowpane
Jeune quartet londonien d’une grande richesse musicale,leur musique explore le jazz, le classique, avec quelques notes latines. Une grande mixité pour ce nouveau groupe éclectique, composé d’un musicien de jazz expérimental, un guitariste death-métal brésilien, une contrebassiste jazz et un batteur indie. Une musique unique à l’image de leur rencontre
Extrait « Trains to Brazil ». (Label-Universal / Polydor)

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2ème album pour ce groupe venu de Brooklyn très loin de la branchitude New Yorkaise. Beaucoup d’influences à découvrir tout au long de ces nouvelles plages sonores : des sons tribaux, des vocalises dignes des Beach Boys « A method ». On découvre également quelques percussions parsemées sur des vieux sons de jazz tout droit échappés des disques de vos parents. Ce qui donne un résultat surprenant et avant-gardiste. Bowie toujours à l'écoute des nouveautés ne s’est pas trompé en posant sa voix sur le titre « Province ». Un disque intense qui n’appartient à aucune scène.
Extrait « Province » (Label-4AD)

ELECTRO/HIP HOP
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TOXIC: Compilation
Excellente compilation électro extraite des soirées Toxic qui regroupent les artistes : Antipop Consortium, Jel, Beans, Mike Ladd mais aussi quelques petits nouveaux comme Revl9n, Jackos. Une sélection éclectique et pointue dans le choix, avec des groupes très différents les uns des autres. Peu de compilations électro atteignent ce niveau de perfection, hormis les sélections « Dirty Diamond". Pour tous les auditeurs exigeants. (Label-Because TV)
Extrait « Jel –The livestock rocks » 
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CLARK Lp « Body ridlle »
Faisant partie du label Warp, cet anglais s’affranchit des couleurs de son écurie en ayant bien étudié la musique de ses pairs, tel que Aphex Twin dont on retrouve les sons électro saccadés. Mais Clark n’est pourtant pas dépourvu de créativité dans ses compositions: sa comptine accélérée «Night Knuckles »le prouve. A faire tester aux nouveaux-nés, mieux que Henri Dès ! Sa musique symphonique peuplée de haïkus électroniques ravira les vieux blasés de ce courant musical en perte de vitesse depuis quelques temps.
Extrait « Night Knuckles » (Label-Warp)

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CUT CHEMIST Lp «The Audience's Listening
Album solo pour l’artiste de hip hop aux multi collaborations, entre autre avec le collectif Jurrassic 5. Une ambiance très ludique à la cartoon, fidèle à la marque de fabrique du trublion. On y retrouve même un titre électro world «The garden », ou une composition électro classique «Metrorail thru space », se terminant par une ambiance électro perturbée. Un bon disque de hip hop que vous ne risquez pas d’entendre sur les timides ondes FM ! Extrait « Metrorail Thru Space » (Label-Warner Bros)

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17:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, sélection, albums, Ipod, medias, rock, pop
Lagardère et le numérique
Lors d’un grand meeting destiné aux investisseurs financiers et autres banquiers d’affaires, Arnaud Lagardère et son nouveau bras droit, Didier Quillot, ont présenté la nouvelle stratégie du groupe Lagardère Active Media. Le nouveau de Hachette Filipacchi Medias, pour mieux rompre avec l’équipe d’avant.
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Même Jean-Luc Lagardère n’avait pas osé remplacer par son patronyme, l’auguste et historique nom de la librairie Hachette, pas plus qu'il n'avait rayé celui de son ami qui l’a fait entrer dans la presse, Daniel Filipacchi, génial homme de magazines. Après le départ de Gérald de Roquemaurel, ex PDG et dernier dirigeant historique du groupe, place aux hommes neufs. A ceux qui n’ont pas vu grandir Arnaud sous l’aile protectrice de son père et d’Arnaud Camus, exilé lui, aux Etats-Unis, où Arnaud avait débuté, chez Grolier.
La convergence numérique
Donc, place à la convergence numérique et les magazines n’ont qu’à bien se tenir. « Le marché mondial des magazines est globalement en baisse, explique Lagardère, aussi bien en termes de diffusion que de recettes publicitaires. Et il ajoute, très sûr de lui : « il va continuer de baisser ». Le groupe va donc fermer des magazines, comme Top Famille, sans doute Première et peut-être Isa. La stratégie Internet, il est vrai annoncée depuis longtemps, mais jamais réellement mise en œuvre, va connaître une vraie accélération, avec une équipe dédiée de 250 personnes. Dans le même temps, 245 à 350 emplois vont être supprimés en France, 7 à 10% des effectifs dans le monde. Pour une économie prévue de 70 millions d’euros.
Stratégie financière
Le groupe Lagardère n’a pas le choix. Avec la montée des opérateurs de téléphonie, des multinationales du web, de Yahoo à Google, la convergence numérique entre contenus éditoriaux et diffusion multi-canaux est incontournable. Tout le monde le sait dans le groupe depuis plusieurs années. Arnaud Lagardère avait d’ailleurs déjà prononcé un discours dans ce sens en 2000, peu suivi d’effets, les barons du groupe n’ayant pas réellement voulu lutter contre les résistances des rédactions et leurs propres réticences.
Le groupe devrait donc être en ordre de marche dans les trois ans, mais que va-t-il advenir des titres comme Elle au train de vie dispendieux, Paris-Match dont la diffusion baisse, Le Journal du Dimanche, chroniquement déficitaire ? Le nouveau patron des rédactions, Christian de Villeneuve, venu du Parisien, ainsi que Didier Quillot, ancien d’Orange, doivent trouver ensemble les bonnes réponses. Mais vite, car les analystes financiers ne sont pas patients. D.A.
10:00 Publié dans Medias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Medias, Lagardère, journalisme, Elle, Paris-Match, Paris
25.01.2007
Vivons couchés!
Pour vivre heureux, vivons couchés, si l’on parodie un adage bourgeois bien de chez nous. Révolution dans nos salons, monôme sous la couette, révolte dans l’aménagement du territoire personnel.
La civilisation du high-tech a envahi les appartements. Télévision (trois heures et demie de consommation moyenne par jour), écrans d’ordinateur, Internet, téléphones mobiles, lecteurs DVD, consoles de jeux, baladeurs numériques, l’espace est bouleversé, autant que la consommation, les comportements, ou la posture, dans des pièces repensées à l’aune de nos nouvelles habitudes. Là où nos arrières grand-parents posaient une fesse discrète sur une copie de canapé d’époque épique, se gardant bien de s’appuyer sur le dossier, posture vulgaire s’il en était, les jeunes (forcément), adeptes du « couch potatoe », devenue le « on line potatoe », se vautrent sans complexe dans des canapés de plus en plus profond ; ou dans des meubles multi-fonctionnels, un peu lit, un peu canapé, un peu causeuse pour bonne aventure…pour surfer sur le net ou dézinguer les aliens. Les designers, sommés de penser le futur, (n’est pas Orwell qui veut), sont-ils en train de conspirer à la disparition de la chaise ? Incommode, peu pratique pour les longues stations assises devant Internet ou un jeu video. Plus personne aujourd’hui ne se casse le dos à regarder la télévision assis sur le petit fauteuil club qu’adorait nos grands-mères…
De nombreux dîners ont lieu dans les canapés, ou assis sur des poufs (ah le grand retour du pouf sur la vague du pop design). Il faut attendre de passer 35 ans, de s’installer avec femme et enfants, pour dîner assis à table. Désormais seule utilisation concrète de cet objet plusieurs fois centenaire du mobilier classique. Travailler ? A part au bureau, la chaise rencontre de moins en moins d’adeptes. Et chez les ados ou les enfants, difficile de les faire tenir assis sur une chaise à leur bureau, ils ont l’impression de prolonger les cours…Demain on surfera allongé, on dînera allongé, peut-être fera-t-on plus souvent l’amour debout… D.A.
09:48 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loisirs, design, medias, high-tech
24.01.2007
Attali l'intelligent
Une fois de plus, Jacques Attali montre son talent de visionnaire. Il raconte sur son blog, http://blogs.lexpress.fr/attali/, un débat qu’il a mené au Midem avec Chris Anderson, le patron de Wired, un magazine américain consacré aux nouvelles technologies.![]()
Tous les deux tombent d’accord pour dire que la gratuité dans la musique est irrémédiable à terme. Grâce au financement par la publicité, sur le modèle de la radio par exemple, ou d’opérations de promotion événementielle avec les artistes…
Attali va même plus loin puisqu’il pense que bientôt des sociétés vendront du « temps d’artiste disponible » : assister à une répétition, à un concert backstage, ou même dîner ou voyager avec une star de la musique. Ce qu’organisent déjà depuis longtemps les medias, radios et chaînes de télé, qui ont bien compris l’importance de la proximité. Et les artistes qui participent sont déjà rompus à l’exercice… Leurs managers et leurs maisons de disques les poussant à rencontrer « leur public » ce qui ne peut pas leur faire de mal en effet. D’ailleurs comme l’explique Attali une société new yorkaise occupe déjà le créneau (www.artistshare.com). En attendant les Français…
On a toujours tort de ne pas écouter les intellectuels qui réfléchissent sur notre époque et surtout, plus important, sur ce que sera demain. Penser l’avenir reste le seul enjeu « d’avenir » si j’ose le paradoxe. Jamais les risques n’ont paru aussi grands pour les générations futures, même si il faut se garder contre les prévisionnistes de catastrophes. La grande peur du millénaire et du bug de l’an 2000 sont passés par là. Mais penser l’avenir, l’anticiper, le préparer, devraient être les principales préoccupations des hommes et des femmes de bonne volonté, les politiques en campagne électorale par exemple… D.A.
10:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Musique, medias, blog, Attali, politique
23.01.2007
L'arnaqueur amoureux
Kevin a perdu sa mère à 12 ans et il part avec son père sur les routes des Etats-Unis. Jerry un minable arnaqueur, trafique les fausses cartes de crédit. Charmeur, baratineur, il trimballe son fils en voiture au milieu des ballots de T-shirts, sacs de couchage et paquets de chips, en attente du « gros coup ».
Un jour, ils rencontrent Colette, une jeune fille à la beauté évanescente et la tête pleine rêves. Kevin tombe fou amoureux, mais Colette couche avec Jerry. Ils montent des arnaques ensemble et un beau jour, après un coup réussi, Colette part sans laisser d’adresse. Jerry fait de la tôle, Kevin aussi, puis il retrouve Colette et traqués, partent vers l’Europe, en Espagne puis en France. Là, Kevin devient un champion du vol à la tire, mais il s’attire aussi quelques ennuis…
Comme le dit François Guérif, l’éditeur, « Peter Craig crée un univers romanesque trouble qui n’est pas sans évoquer celui de Jim Thompson ». Road movie à travers les Etats-Unis, escroqueries qui tournent mal, passages par la case prison, tout cela reste d’abord assez classique, les éclats de rire en prime. Mais avec l’exil en Europe et surtout en France, on découvre une autre dimension de ce roman noir, une histoire d’amour poignante et belle. Servie par un style fluide et une écriture qui foisonne.
Hot Plastic de Peter Craig, traduit de l’américain par Stéphane Carn, éditions Rivages Noir, 461 p., 10,40€.
10:45 Publié dans Polar | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Polar, livre, littérature, Craig, Guérif, Thompson

