30.12.2006
Lagardère et les medias
A ceux qui reprochent à Arnaud Lagardère de diriger un groupe de medias en même temps qu'un groupe d'armement, il ne reste plus très longtemps à attendre pour voir cette situation se régler. En effet, Arnaud Lagardère l'avait dit très tôt, l'armement n'est pas sa tasse de thé (son Coca Light en fait, sa boisson favorite). Il préfère de beaucoup se développer dans le sport (voir les acquisitions du Racing Club de France ou de Sportfive) que dans les missiles ou même dans EADS.
Le gouvernement, ou bien est-ce directement l'Elysée, lui avait demandé à l'époque de bien vouloir amender ses propos pour ne pas affoler les partenaires de la France dans le consortium en question. Ce qu'il avait fait, mais ce n'est que partie remise. Contrairement à son père, Arnaud Lagardère ne se sent pas très à l'aise dans l'armement et il a compris qu'au 21ème siècle ce serait de plus en plus incompatible avec un groupe de medias. Même si les personnels de Lagardere Active Media (nouveau nom d'Hachette Filipacchi Medias) restent très dociles et très sages face à cet état de fait, la pression ne fera que monter. Idem chez Dassault, autre célèbre marchand d'armes à posséder un groupe de medias, le Figaro en l'occurrence... où il faudra sans doute attendre le changement de génération pour voir une évolution semblable.
Dominique Artus
17:30 Publié dans Medias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, media, Lagardère
Open blog
J'ai choisi le jour de mon anniversaire pour ouvrir ce blog, avec plein de bonnes résolutions, quand aux bonnes intentions nous verrons cela en cours de route. Au fil des éditoriaux que j'ai pu écrire dans A Nous Paris pendant plus de quatre ans, j'ai constaté comme beaucoup d'entre vous, que nous vivions une époque de révolution formidable.
Le blog, cet outil d'informaticien bas de plafond, de nerd parlant et écrivant à peine le français, est devenu le mode d'expression favori de millions de gens en très peu de temps. Il y a encore cinq ans, c'était difficile à imaginer, même pour des journalistes connectés sur le web. Comme il était très difficile d'imaginer pour ces mêmes journalistes que nous ne serions plus les mediateurs exclusifs, les intermédiaires favoris et uniques des informations à diffuser dans le vaste monde et dans notre quartier. Car la révolution qui se dessine montre qu'après la galaxie Gutenberg, la galaxie Mac Luhan, voici venu le temps de la révolution World Wide Web. Pour les blogueurs expérimentés, pour les spécialistes qui arpentent la toile depuis 1996 ou même plus tôt, j'enfonce des portes ouvertes. Mais d'abord, le journalisme sert aussi à répéter des évidences tant qu'elles ne sont pas entendues et comprises par le plus grand nombre; ensuite, beaucoup d'utilisateurs du web ne sont que des occasionnels, venus picorer l'espace d'un instant volé au bureau ou à la maison pour écouter ou télécharger de la musique, choisir un film sur www.allocine.fr, ou lire les derniers résultats sportifs sur www.lequipe.fr
Si l'on veut que se développe cette fantastique communauté et que le plus grand nombre se connecte le plus souvent possible, il faut pouvoir expliquer en détails et cent fois sur le métier remettre son ouvrage.
Dans ce blog, je parlerai donc de l'actualité des medias, de la vie parisienne parce que je suis parisien et amoureux de ma ville, des polars dont je traiterai très bientôt, et aussi de cinéma, de musique et de bien d'autres sujets encore... Comme le politiquement correct qui empêche bon nombre de journalistes de s'exprimer librement dans leur media favori... et qui ont tout compris à l'utilité du blog, soupape de sécurité bien pratique y compris pour leur employeur, lassé de leur refuser leurs commentaires trop personnels sur une actualité sensible. A tout de suite...
Dominique Artus
13:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journalisme, medias, Paris

